Gestion de la crise sanitaire à l'institut

L’institut de formation en soins infirmiers et aides-soignantes de l’EPSAN accueille 3 promotions de 60 étudiants en soins infirmiers et une promotion de 20 élèves aides-soignantes. Cet établissement offre aux étudiants et aux élèves un dispositif de formation attrayant et adapté aux besoins de formation.

De nombreuses méthodes pédagogiques sont mobilisés dans l’objectif de construire et développer les compétences soignantes des apprenants. Les moyens, entre autre, les plus professionnalisantes sont l’analyse de situation de soins rencontrées en stage complétées par un dispositif de simulation en santé. Ce dernier outil permet la mise en œuvre de situations de soins virtuelles mais authentiques en salle de travaux pratiques. L’émergence de la professionnalisation est surtout effective par le débriefing réalisé après une telle séance.

Tout au long de l’année, l’équipe pédagogique de l’IFSI/IFAS de Brumath accompagne ses étudiants, que ce soit dans leurs apprentissages mais aussi dans leurs projets professionnels, par des offres de stage diversifiées grâce à des partenariats attractifs, mais aussi grâce à leurs échanges à l’international.

Mais, la crise sanitaire est venue mettre à l’épreuve cette organisation bien rodée et a bouleversé la dynamique de projet de l’IFSI.  Alors, comment le COVID19 a-t-il impacté l’Institut de formation de l’EPSAN ? Et comment l’équipe de l’IFSI s’est-elle adaptée aux conséquences de cette pandémie ?

 

Depuis le 15 mars, l’IFSI/IFAS de Brumath a été d’interrompre l’accueil des étudiants et des élèves en conformité avec les directives du Ministère de la Santé et de l’ARS Grand EST.

Tous les cours, pratiques ou magistraux en présentiel ainsi que les échanges internationaux, dont le stage humanitaire au Sénégal, ont été suspendus.

Durant la période de fortes tensions dans les hôpitaux, liées à la pandémie, tous les étudiants et les élèves ont été affectés en stage afin de renforcer les équipes de terrain. L’équipe pédagogique a ainsi dû bouleverser l’alternance stage-terrain.

Une fois tous les étudiants /élèves déployés sur le terrain, l’enjeu pour l’équipe a été de s’atteler à la mise en œuvre de la continuité pédagogique des différentes formations proposées. Ainsi, l’ensemble de l’équipe pédagogique a été mobilisée et impliquée, en assurant quasiment instantanément la construction des enseignements à distance.

Cela a été grandement facilité par l’accès à la plateforme Moodle, mise à disposition par l’université de Strasbourg. Cette plateforme permet l’accès aux étudiants aux ressources pédagogiques et aux enseignements distanciels. Il est à noter que l’IFSI de l’EPSAN est le seul IFSI d’Alsace à avoir pu bénéficier de cette plateforme universitaire. Cela n’a pas été sans créativité… les formateurs ont dû s’emparer de cet outil à pied levé.

L’intégralité du programme de formation a été reconstruit et repensé. Les formateurs ont identifié en priorité les savoirs « essentiels » que les apprenants devaient acquérir. Les savoirs considérés comme secondaires ont été reportés sur le programme de l’année prochaine.

A l’issue des périodes de stage, les cours en distanciel et les suivis pédagogiques ont donc pu avoir lieu en visioconférence ou cours sonorisés. Une attention particulière a été apportée à la réalisation des partiels : les évaluations ont elles aussi été réalisées en ligne avec un mot d’ordre essentiel, l’équité pour les apprenants.

 « L’institut est vide, nous n’avons pas l’habitude de le voir ainsi, c’est un lieu de vie en temps normal »

Ce bouleversement a non seulement conduit les formateurs, mais aussi les apprenants, de faire preuve de grande adaptabilité.

Réactivité, planification et anticipation : les trois mots qui ont guidé et qui guident encore cette équipe de professionnels de la formation initiales de soignants.

Mais revenons au cœur de la gestion de crise et essayons maintenant d’écouter les étudiants sur leurs ressentis. Aussi, vous trouverez ci-dessous le témoignage de plusieurs étudiants de l’IFSI ayant été en service de soins durant la crise.

Témoignage de Valérie Diebold

Témoignage de Pauline Rosa