Notre histoire

Moyen-âge & Renaissance

  • Une pierre portant la date de 1088 aurait existé à l'entrée de l'église du couvent et daterait donc la création du lieu
  • 1220 : Les bâtiments du site de Brumath sont érigés en commanderie de l'ordre du Saint Esprit pour y accueillir vieillards indigents et enfants trouvés ou abandonnés.

19ème siècle

De 1832 à 1912 : rapprochement puis indépendance de Stéphansfeld et Hoerdt

Brumath

Le Centre Hospitalier de Brumath, plus connu au début du siècle sous le nom de « Stephansfeld » est destiné à être asile d'aliénés en 1832, par décision du Conseil Général du Bas-Rhin, et accueille ses premiers malades en 1835.

La loi de 1838 sur l'organisation de la psychiatrie, puis les directeurs et médecins-chefs en poste de 1840 à 1870 (David Richard et Henri Dagonet notamment) sont à l'origine de l'essor de Stephansfeld, qui passe alors pour l'un des asiles les plus modernes de France et d'Europe.

En 1870 Stephansfeld accueille 900 personnes, pour une capacité de 600, le surpeuplement se fait inquiétant, et le Conseil Général envisage dans les années suivantes l'extension de l'établissement sur le dépôt de mendicité de Hoerdt.

Hoerdt

Ouvert en 1861 par le Conseil Général, le dépôt de mendicité de Hoerdt était destiné à accueillir des mendiants, mais également les indigents vieillards et infirmes incurables, les sans familles et sans ressources non indigents, ainsi que les enfants trouvés et abandonnés. La population du dépôt de mendicité rejoint rapidement celle de la psychiatrie, et, pour faire face au surpeuplement de Stephansfeld, Hoerdt se destine à accueillir 200 personnes " agitées et malpropres ", aliénées chroniques.

En 1877, le dépôt de mendicité Hoerdt est déclaré annexe de Stephansfeld.
En 1878, le directeur de Stephansfeld prend également la direction de Hoerdt, et les règlements et préceptes valables pour Stephansfeld le sont également pour Hoerdt.

De 1878 à 1909, la " filiale de Hoerdt " permet de désengorger Stephansfeld de son surpeuplement : de 200 aliénés transférés au départ, et malgré les constructions de nouveaux bâtiments, Hoerdt passe à plus de 400 malades hébergés en 1887 (plus de 800 pour Stephansfeld). Mais le surpeuplement et les conditions de précarité nuisent à la filiale de Hoerdt, qui présente en 1905 un taux de mortalité record.

20ème siècle

De 1912 à 1998 : modernisation de la psychiatrie et évolution de la prise en charge dans le Bas-Rhin

En 1912, l'indépendance médicale et économique de Hoerdt est prononcée. Hoerdt devient asile d'aliénés.

Entre 1919 et 1965, un quartier de sûreté accueille à Hoerdt des malades venant de toute la France.

A partir des années 50, l'apparition des neuroleptiques, l'apparition du grade " d'infirmier psychiatrique ", le programme formation des infirmiers, les premières réflexions sur la sectorisation donnent à chacune des structures de Brumath et de Hoerdt une assise dans le département.

En 1971, les hôpitaux psychiatriques de Brumath et de Hoerdt sont respectivement érigés en " Etablissement Public Départemental du Bas-Rhin ".

En 1974, une nouvelle phase de surpeuplement des hôpitaux psychiatriques impose la construction de l'établissement d'Erstein.

La sectorisation, après 1970, vient donner à la psychiatrie une dimension nouvelle : le souci est de se rapprocher de la population, de modifier les perceptions sociales négatives en offrant à l'individu une nouvelle forme de prise en charge de la maladie mentale, en limitant hospitalisation.

En 1973, création du programme de formation du personnel soignant de secteur psychiatrique et du Centre Départementale de Formation du Personnel Soignant de Secteur Psychiatrique.

Depuis 1998 : l'avènement de l'EPSAN

En avril 1998, le directeur du Centre Hospitalier de Brumath, est nommé directeur par intérim du Centre Hospitalier de Hoerdt. Ses missions sont, outre d'assurer la direction de l'établissement hoerdtois, de mettre en œuvre les dispositions du Schéma Régional d'Organisation Sanitaire de la Psychiatrie - SROS.

Celui-ci, adopté le 5 mai 1998, mise sur une politique de coopération entre les hôpitaux et réaffirme notamment le principe de rapprochement des Centres Hospitaliers de Brumath et de Hoerdt (les nécessités sanitaires de la population et la faible distance séparant ces deux hôpitaux - une dizaine de kilomètres - justifiant ce rapprochement).
L'objectif est d'optimiser la prise en charge des patients par le regroupement des moyens et le développement des activités.

Le SROS précise les directives suivantes :

  • réalisation d'un projet médical commun
  • mise en commun de certaines fonctions logistiques
  • définition de la vocation de chaque site

S'engage alors le processus de rapprochement des hôpitaux de Hoerdt et de Brumath : une réflexion démarre en ce sens et les différentes formes juridiques de rapprochement sont étudiées. 

Le 28 mai 1998 est organisée une Assemblée Générale où est convié l'ensemble du personnel des deux établissements. Y sont présentés les résultats de l'étude sur le rapprochement, ainsi que les avantages et inconvénients des différentes formules. Le débat est ouvert et chacun a alors la possibilité de s'exprimer sur le sujet. Il apparaît cependant très vite que la fusion est la modalité juridique qui réunit le plus d'avantages sans présenter de véritables inconvénients.

Cette forme est proposée officiellement aux instances consultatives et délibératives des deux établissements. Les 19 et 25 juin 1998, les Conseils d'Administration de Brumath et de Hoerdt adoptent le projet de fusion, et la création d'un nouvel établissement. La date de naissance est rapidement fixée : il s'agit du 1er janvier 1999. 

Le mouvement s'accélère :
Le 29 juin 1998, un concours pour le choix du nom est lancé, le budget unique de fonctionnement pour 1999 est prêt en octobre 1998, la réorganisation des différents services est en cours, une multitude de problèmes en tous genres est à étudier d'ici le 31 décembre 1998... le projet d'établissement doit être présenté aux instances en avril 1999.

le 14 septembre 1998, la répartition des fonctions au sein de l'équipe de direction est annoncée. S'ensuit la réorganisation des services administratifs selon un système de choix individuels d'affectation. Pour tous les agents de ces services, ce sont les vœux de chacun qui ont été pris en compte.

Le 1er novembre 1998, alors que chaque personnel administratif connaît son affectation, le réseau informatique reliant les Centres Hospitaliers de Hoerdt et de Brumath se met en place.

Le concours pour le choix du nom se poursuit : l'appellation retenue est "Etablissement Public de Santé Alsace Nord" (EPSAN). Cette proposition est validée par le Conseil d'Administration le 30 novembre 1998.

L'Agence Régionale d'Hospitalisation peut ainsi prendre l'arrêté de fusion qui est signé le 1er décembre.

Dès le 1er janvier 1999, l 'Établissement Public de Santé Alsace Nord prend une dimension nouvelle dans le département, alors fort de ses 1500 agents, et de plus de 20 sites de prise en charge sur le département.

Depuis 1999 : L'EPSAN compte près de 1600 agents, dispose de 411 lits de psychiatrie générale et gère plus de 30 sites extra- hospitaliers sur les secteurs de psychiatrie (générale et infanto-juvénile) du nord de l'Alsace y compris la périphérie de Strasbourg (est et ouest de la communauté urbaine). A cela s'ajoute l'hébergement relevant du médico-social et l'Institut de Formation en Soins Infirmiers